Vingt fois trois

Poésie - 20 ans fois trois
Crédit: S. Huët

21 bâtons
Je suis le roi du ballon
Meilleur que Zlatan
Je ne connais que la gagne
Aux 3 coups de sifflet
J’continue de scorer
La fête se poursuit
Tant que je ne suis pas cuit
Les filles, pas d’mystère
Elles m’appellent le missionnaire

32 printemps
Et toujours aussi charmant
Ce n’est pas une ride
La vie devient plus limpide
J’ai pris quelques grammes
Depuis que j’suis monogame
Le sport, c’est bidon
Je revois mes ambitions
J’exploite ma cervelle
Pour viser le prix Nobel

42 piges
Et j’entretiens mon prestige
Si j’ai des lunettes
C’est pour avoir l’air moins bête
Des petits bobos
Je dois y aller mollo
Calvitie naissante
Je n’ai plus la même descente
Samedi soir, je dors
Sinon lundi je suis mort

53 bougies
Peut-être un peu rabougri
Toujours du panache
Même si parfois je rabâche
Pourquoi parler d’âge ?
Aujourd’hui je suis un sage
Certains parlent de crise
Moi, je suis tout en maîtrise
Dans ma grosse bagnole
Je suis un vrai sex-symbol

64 années
Putain, où elles sont passées ?
Je peux plus mentir
Je commence à les sentir
Mais malgré l’usure
Il faut que je te rassure
Une baisse de cadence
Ne veut pas dire impuissance
L’aiguille des vingt ans
A fait trois tours du cadran

2 réflexions au sujet de « Vingt fois trois »

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